King Mohammed VI

Le discours du roi était exceptionnel et son succès dépondrait du suivi et de la poursuite des ministres et autres impliqués dans cette affaire de responsabilité à travers tout le Maroc, suivant les conclusions du rapport de l’IGAT et de l’IGF.

 

Un des volets essentiel de ce discours du roi se pose bien sur la défaillance du gouvernement, de l’Administration centrale et Régionale qui n’épargnera ni Wali, ni Gouverneur, ni Pacha ou Caid, des élus à tous les niveaux de la commune et de la région comme le désordre et l’incompétence des partis politiques. Des  mesures sérieuses seront prises, après une étude approfondie du Rapport de l’IGT et de l’IGF remis au Palais Royal, afin de mettre fin à certaines de ces dérives partout au Maroc.

 

L’autre volet est celui de comparaison des secteurs public et privé, mais en réalité aucune comparaison ne peut être faite, car les deux systèmes diffèrent et ne peuvent se concurrencer. Le secteur privé, comme l’a indiqué le roi, dispose d’expertise et de financement bien supérieur du secteur public, parce qu’ils sont formés, dans les plus grandes écoles du Royaume, d’el Akhawain, et la plus part finissent par rejoindre les grandes écoles Européennes ou des écoles occidentales en général qui sont dépourvues de la religiosité rétrograde des petits fonctionnaires de formation de  Fqih ou fils de Fqih qui n’attend que le malheur de la mort pour en tirer profit et sont insoucieux, comme le politique qui «s’arrête à un feu rouge» maudit par la société, pour son laxisme, incompétence de gérer quoi que ce soit autre l’usage au maximum de sa position pour s’enrichir et de détruire les biens de l’Etat. Ce qui revient au manque de contrôle et de suivi à tous les niveaux de l’Etat: c’est l’échec de la fonction publique et du gouvernement qui devait la mieux gérer.

 

Quant à la politique de grâce, elle devrait être, encore une fois, revue et bien étudiée, mais non à répondre à la pression politique du moment.

 

Le roi s’est bien expliqué à ce sujet, mais doit éviter les controverses inévitables qui en découlent et devrait s'abstenir de rattacher son nom à cette pratique de libérer des criminels, ou faut-il encore rappeler la bavure du pédophile irako-espagnol des services de renseignement espagnole lorsque seul un fonctionnaire, sans importance aucune, a payé pour l’incompétence du ministre de la Justice, un certain Fqih du Msid du nom Ramid, pour ne pas dire la corruption des autres membres du gouvernement et de la Direction Pénitentiaire. S'ils sont coupables, ils doivent servir leur temps et s’il y a un doute alors, il faut procéder à d’autres recours juridiques pour les innocenter ou non, exception peut être accordée aux malades en phase terminale. Les prisonniers jihadistes du PJD sont coupables de leur crime et il n’y a aucune raison de les pardonner, sauf la peur politique de la réaction des islamistes jihadistes des membres du PJD. Quant aux détenus et condamnés du Hirak, ils sont innocents et c’est le gouvernement, présent et passé, et la coalition actuelle composée de toutes les idéologies confondues sans principe ni direction politique qui est responsable de leur situation. Il faut se demander pourquoi avoir des élections pour en finir avec un gouvernement d’unité pour la rente. Ce gouvernement devrait démissionner en bloc et les ministres, les hauts fonctionnaires et les élus responsables poursuivis en justice et .organiser des élections législatives après une révision profonde de la Constitution.

 

En ce qui concerne le volet sécuritaire, il y a une certaine confusion du genre sur ce volet qui brouille deux aspects différents du rôle que joue les forces de sécurité au Maroc. Ils ont une réputation sécuritaire mondiale que de plus en plus les Occidentaux admettent malgré eux en ce qui concerne le terrorisme international, le contrôle de l’immigration illégale, les drogues, la contrebande et le trafic de l’être humain. Mais El Hoceima n’est pas un cas sécuritaire dé terrorise, comme le sont des terroristes Islamistes Jihadistes du PJD, mais la population a des revendications politiques, sociales et économiques, alors mettre el Hoceima au même niveau de sécurité que la violence et le meurtre que glorifient les PJDistes est une erreur fondamentale pour brouiller la défaillance d’un Etat sans leadership au sein du gouvernement composé de certains arnaqueurs qui ne s’intéressent qu’à leur intérêt personnel et non à l’intérêt supérieur du pays tout entier…. 

 

Enfin, comme l’a sous-entendu le roi du Maroc, c’est la suite de l’enquête lancée par le souverain lui-même qui va marquer cette année et la politique sociale du Maroc en mettant chacun devant sa responsabilité et d’en subir les conséquences comme le prévoit l’alinéa 2 de l’Article premier de la loi suprême que dicte la Constitution de 2011. C’est le rapport de l’IGAT et de l’IGF qui va trancher sur le malaise d’un gouvernement de rente et d’intérêt personnel et peut-être le Maroc va se réveiller et faire deux choses à la fois: Revoir la Constitution de 2011, à savoir les Articles 42 et en particulier 47 et suivre certaines idées de Nabila Mounib, de Ahmed Assid et d’autres laïcs, loin de cette réislamisation des médiocres du pays à des fins politiques et convenir de nouvelles élections au plus vite possible, avec une réduction considérable des partis en limitant les fonds de l’Etat pour les substituer à l’autofinancement et en relevant le plafond à au moins 10% de support national, en plus de l’obligation de présenter un programme concret et complet qui ne traite pas d’un seul problème (single issue party), comme la nécessité d’assurer une représentation quasi-totale dans tout le pays et non à se limiter à la tribu du candidat ou à une cause personnel ou régionale, ceci mettra une fin à ces champignons de partis qui se multiplient tous les jours, «take it or leave it»….

30/07/2017