Sahara Marocain : entre paix annoncée et connivence sous-entendue

Après son accession au trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, n’a cessé d’insister sur une nouvelle démarche dans la voie de la paix et la sécurité internationales. L’argument principal avancé est celui du respect des dispositions de la charte de l’ONU, l’objet d’une longue histoire humaine. En effet, la question du Sahara Marocain compte parmi les différends les plus vieux au monde revêtant d’un caractère spécifique. Il s’agit de la question de la reconnaissance internationale, pilier majeur au regard du droit international. 

 

L’adversaire du Maroc, le « Polisario » avance d’une façon incohérente le droit des populations à disposer d’eux-mêmes. Le dit principe n’est pas juridiquement valable, vu que toutes les résolutions Onusiennes ne qualifient sous aucuns motifs juridiques la situation du Sahara Marocain. Elles le qualifient, par ailleurs, d’occidental en se référant simplement à sa situation géographique. La question que nous essayons de mettre en évidence est celle de la politique étrangère marocaine mobilisée à la défense de ce droit légitime ? 

 

Nul n’a besoin de rappeler les ambitions croissantes de l’Algérie dans la région. C’est en plaidant pour un leadership exacerbé que ce pays cherche à déstabiliser le Maroc en prétendant que le Sahara est colonisée et qu’il faut procéder à sa décolonisation. Avril 2006, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, exhortent depuis Lâayoune, l’Algérie et le Polisario à s’engager inconditionnellement dans des négociation directes et franches tout en proposant à la communauté internationale un projet de large autonomie dans les provinces du sud, selon lequel, ces dernières auront de privilèges étendues et plus approfondies afin de gérer leurs propres affaires, mais sous souveraineté marocaine. Statuquo maintenu, le « Polisario » et son allié l’Algérie refusent obstinément d’aller de l’avant dans la résolution du conflit. La communauté internationale qualifie de crédible cette proposition et incite les parties à s’y engager afin d’épargner à la région de graves répercussions sur la paix et la sécurité internationales. L’enjeu est de rappeler à notre pays qu’il y a des moments où les adversaires s’empressent de tenir à disloquer l’union entre les deux Nations. Le Maroc, fier de son identité culturelle, arabe, amazigh, hébreu, et africaine, se dote à nouveau d’une nouvelle stratégie de paix mentionnée lucidement dans la charte de l’ONU, entre autres : la négociation, l’arbitrage et la médiation. Notre réflexion s’attarde à réfléchir sur les enjeux qui concernent le Maroc sur tous les plans : diplomatique, économique, politique... 

 

Cela étant dit, la souveraineté de notre pays doit restructurer à nouveau sa position en allant de l’avant dans ses engagements. C’est-à-dire de mettre en évidence ses programmes et les chantiers qui ont fait l’objet de larges débats sur la scène politique marocaine. L’intérêt est de rappeler que le projet de la régionalisation avancée est une opportunité que le royaume doit saisir afin de remettre en cause toute tentative de discréditer la position marocaine. Le travail diplomatique vient dans une position avancée dans la mesure où "l’internationalisation" de ce conflit demeure la meilleure manière de battre en brèche leurs tentatives de donner une mauvaise idée sur la cause nationale. 

 

Hamza Mouldar 

Chercheur en Etudes Internationales et Diplomatiques