Le terme « peuple ou république sahraoui » est « une astuce » utilisé par les adversaires du Maroc pour tromper et manipuler l’opinion publique internationale afin de contester les droits légitime du Maroc sur son territoire du Sud. 

 

En effet, à l’instar d’autres composantes, les tribus sahraouies du Maroc atlantique sont des composantes du peuple marocain. 

 

Les relations sociales, matrimoniales, économiques, politiques et religieuses qui jalonnent l’histoire de l’espace saharien marocain sont fondées sur l’appartenance à une seule et même nation marocaine dont l’identité s’est forgée sur des éléments bien précis, dont : 

- Les liens politiques d’allégeance « au commandeur des croyants » à travers la « bey’a ». 

- un substrat anthropologique et culturel marocain (dont le berceau est Oued Draa) qui va dominer l’ensemble du Maghreb et l’Afrique de l’ouest. 

- Le Maroc seul empire souverain à l’Ouest du Maghreb (l’Est était occupé par l’empire turc Ottoman). 

 

Ainsi, Il n’existe pas de trace dans l’histoire précoloniale (écrits, récits, monnaies ou actes contractuels) qui mentionne l’existence d’un «peuple ou d’une république sahraoui ». 

 

Dans l’ « hassanya » (langue arabe dialectal parlé par les tribus sahraouies arabophones), le terme pour désigner les populations « issues des tribus nomades et qui fréquente le Sahara » est « ahl Sahara » (les gens du désert). Par ailleurs, on peut noter (en lisant une simple carte géographique) qu’au Sahara (de Oued Noun jusqu’au fleuve Sénégal) tous les noms de lieux (points d’eau, localités, villes) sont en langue « tachlhite » (Amazigh) ce qui témoigne de l’histoire millénaire de la marocanité du territoire saharien. 

 

Dans le contexte de la guerre froide et de rivalité au Maghreb (tensions frontalières entre le Maroc et l’Algérie), ce sont les agents de l’union soviétique qui mettront en place « les éléments de mise en scène et de propagande » qui bénéficierons au groupe armé du Polisario soutenu par l’Algérie et la Lybie. 

 

Aujourd’hui, alors que le « Polisario historique » a disparu (ses militants et fondateurs ont rallié le Maroc) le régime algérien utilise « la fiction du Polisario » comme une sorte de « cheval de Troyes » contre le Maroc. Ainsi, « dans une effroyable mise en scène » des milliers de familles marocaines sont-elles toujours prisonnières des camps de Tindouf. 

 

Latif OUBELLA 

Acteur associatif, membre de la tribu sahraoui Aït Brahim (confédération tribale Tekna), militant pour le réseau ferroviaire des provinces du sud.

05/04/2016