Trois ONG françaises jouent les mousquetaires : Paraître à défaut d’être

Trois organisations françaises labellisées droit-de-l’hommistes ont trouvé la pilule de la reprise des relations entre le Maroc et la France trop amère à avaler et ont appelé le premier ministre français, récemment en visite à Rabat, à ne pas adopter la nouvelle convention d’entraide judiciaire entre les deux pays !
Human Right Watch, Amnesty International France et ACAT ont dû se dire que plus la boutade est grosse, plus elle a de chance de faire le buzz, mais là, leur proposition est tellement stupide et arrogante qu’on ne peut que se demander jusqu’à quel point ces ONG ne craignent pas de s’enfoncer dans le ridicule.
Ce que ces trois ONG n’ont pas supporté dans le texte de la nouvelle convention d’entraide judiciaire maroco-française ? Que l’accord donne «priorité au système judiciaire marocain pour enquêter sur tout crime ou délit commis au Maroc», selon les termes mêmes de leur communiqué. Elles ont trouvé intolérable une telle reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son propre territoire ! Ils ne doivent sûrement pas être au courant que le Royaume est indépendant depuis plus d’un demi-siècle. Sans droit d’ingérence indu et de dénigrement injustifié des pays non-occidentaux, que deviendraient ces ONG ?
Les «droits des victimes françaises et étrangères de crimes commis au Maroc» seraient-ils ainsi mis en péril, comme le prétendent les dites ONG ? Il n’y a qu’à demander aux 80.000 Français installés au Maroc s’ils se sentent ainsi menacés, ou si, au contraire, ils sont bien contents de la signature de cette nouvelle convention d’entraide judiciaire entre leur pays d’origine et leur pays d’accueil.
Jusqu’à présent, aucune fuite massive des Français du Maroc n’a été signalée. Tout au contraire, la tendance, depuis plus d’une décennie, est à l’accroissance numérique de cette communauté. Peut être les membres de la communauté française au Maroc ne lisent-ils pas les communiqués de Human Right Watch, Amnesty International France et ACAT calomniant le Maroc et qu’ils préfèrent juger par eux-mêmes, étant beaucoup mieux placés pour ce faire.
On ne peut imaginer les dirigeants de ces ONG bêtes au point de s’imaginer qu’ils peuvent faire capoter par leurs manœuvres médiatiques la conclusion d’une nouvelle convention d’entraide judiciaire entre le Maroc et la France. L’objectif recherché par la publication d’un communiqué conjoint des trois ONG précitées se limite, de toute évidence, au seul effet d’annonce. Les militants de la première heure sincèrement engagés pour la défense et la promotion des Droits de l’homme ne peuvent que le regretter. La professionnalisation des ONG droit-de-l’hommistes a causé un grave préjudice à la cause, au travers de biais déviationnistes. La quête effrénée de la visibilité médiatique, levier nécessaire pour entretenir et augmenter l’afflux vital des donations, a fini par prendre le pas sur les principes fondateurs, quitte à y perdre l’âme.
Qu’est-ce qui pourrait pousser des ONG droit-de-l’hommistes à se faire les boîtes à écho de quelques vulgaires repris de justice binationaux, dont elles se refusent elles-mêmes d’affirmer, de manière catégorique, leurs accusations portées contre le Maroc ? A une époque où les atteintes aux Droits de l’homme connaissent un triste essor à travers la planète, de véritables enquêtes de terrains risquent de faire ressortir des coupables que les donateurs des ONG droit-de-l’hommistes occidentales risquent de ne pas avoir envie de connaître.
La solution de facilité adoptée par certaines ONG, pour donner l’impression de continuer à militer pour la cause des Droits de l’homme dans le monde, consiste à taper aveuglément sur certains pays non-occidentaux, sur la base de préjugés qui leur ont depuis longtemps accolés et que lesdites ONG se chargent d’entretenir avec beaucoup de soins. Il en va de leur existence, qui dépend de la générosité des donateurs. C’est soit dénigrer à moindre frais les régimes politiques stables de quelques pays non-occidentaux, soit ces ONG vont se trouver réduites à mener un véritable travail de terrain, en Libye, en Syrie, en Ukraine et partout ailleurs où les doits de l’homme sont quotidiennement et allégrement piétinés, pour déterrer des vérités pas très glorieuses pour les pays occidentaux.
Que les ONG droit-de-l’hommistes en perte de crédibilité internationale continuent d’essayer de donner l’impression à leurs donateurs et soutiens politiques d’être toujours utiles à quelque chose, de toute manière, tous ensembles, ils sont les seuls sur la planète à prêter encore attention aux romans de politique-fiction qu’ils concoctent pour se donner l’illusion d’être importants. Human Right Watch, Amnesty International France et ACAT, c’est la version caricaturale des trois mousquetaires dans un mauvais trip hallucinogène.
Sur la place Jamaâ El Fna, à Marrakech, on appelle ce genre de compteurs de bonnes aventures les «hlayqias». Prière de ne pas oublier de lancer quelques piécettes… A vot’ bon cœur Messieurs Dames !

Ahmed NAJI

15/04/2015