Ces derniers jours la presse ne cesse de nous matraquer par une éventuelle visite de Ban Ki Mon dans la région. Ce qui laisse perplexe est l’obstination des uns à ce que le secrétaire général inclut le Royaume du Maroc dans son périple Maghrébin. Le dessein de cette visite est, partait-il, de réactiver les pourparlers devant aboutir à une paix juste et durable. Pour tout observateur averti cette tournée n’a rien à chercher au Maroc. C’est plutôt de l’autre coté qu’il faut voir afin de dépasser cette situation de blocage

Le Royaume du Maroc a avancé une proposition qu’on ne cessera de le répéter a été qualifiée par l’Onu de ‘’sérieuse et crédible’’. Cependant, l’autre partie demeure intransigeante. Obsédée par l’idée d’un référendum. Référendum que l’Organisation internationale a, elle-même, signifié et ce d’une manière à peine voilée, l’impossibilité de son application. Vu que le corps électoral déterminant dans toute organisation référendaire n’a pas fait objet de consensus entre les parties impliquées.

Le polisario, lui , campe sur une proposition visant à consulter la population en vue de répondre à trois questions :

  1.  L’intégration au Maroc.
  2. L’Autonomie.
  3. L’organisation d’un référendum.

Pour la première question, rien n’empêche à une intégration si ce n’est l’immixtion, d’un Etat voisin : l’Algérie. Puisque la majorité de la population a été depuis, belle lurette, entièrement intégrée à la Mère Patrie.

Pour l’Autonomie, le Maroc l’assume et la proposé. Il s’avère que c’est la solution idoine afin de mettre un terme et de manières définitive à ce foyer de tension, nord-ouest africaine qui menace la stabilité de toute la région. Nonobstant que le Royaume du Maroc s’engage à l’appliquer selon les normes internationales, le Maroc tient à que cette louable initiative reste ouverte au débat et à toute suggestion de l’autre partie.

Enfin, la décision du report de la visite de Ban au Maroc vient suite à une parfaite omniscience de la réalité sur le terrain. Pleinement conscient d’où vient le blocage, le premier responsable onusien a jugé utile et sage de réserver sa visite pour la partie à l’origine de ce statut quo dans lequel l’on stagne tout le long de ces dernières années à savoir l’Algérie.

Ce conflit qui crescendo s’internationalise, malheureusement, sa solution ne sera pas pour demain. Aujourd’hui la bataille ciblera la société civile internationale. La partie des belligérants qui arrivera à conquérir sa sympathie pourra espérer voir la balance se pencher favorablement de son coté.

Dans notre monde d’aujourd’hui nul n’est sensé ignorer l’importance de cette dernière ( la société civile internationale) et les pressions qu’elle pourra exercer sur les gouvernements à travers le monde et plus particulièrement en Europe .

 

SEMLALI AABADILA

05/03/2016