Pour l'heure, l'étape maroco-mauritanienne du rallye-raid international, Africa Eco Race, se passe "sans incident", assure une source sécuritaire dans une déclaration à Le360. Les participants à ce rallye vieux de dix ans ont quitté très tôt ce matin la ville de Dakhla et doivent franchir 600 kilomètres avant d'arriver dans la région de Guerguerat, où des éléments de la soi-disant "police civile" du front Polisario continuent de faire le pied de grue, malgré les injonctions du SG de l'ONU qui, dans un communiqué, diffusé samedi 6 janvier, avait mis en garde le front séparatiste contre toute tentative de faire obstruction au trafic routier dans cette région censée être démilitarisée, en vertu de l'accord de cessez-le-feu du 6 novembre 1991. 

Fidèle à ses fanfaronnades de pacotille, le Polisario a prévenu hier, par la voix de son représentant à l'ONU Ahmed Boukhari, que les éléments du front répondraient à toute "provocation" de la part des participants au rallye. Par provocation, le front séparatiste entend l'affichage de la carte du royaume et le drapeau marocain.

Créé en 2009, à la suite du déplacement du Paris-Dakar vers l'Amérique du sud, en raison des menaces proférées par le Polisario, entre autres organisations terroristes essaimant dans la région sahélo-saharienne, le Rallye-raid international, Africa Eco Race, maintient son activité, qui plus est soutenue par plusieurs pays tels le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal.